16/10/2014

Typologie appliquée

Être écrivain : faire d'une obsession un fond de commerce.

21/08/2014

Le cirque du temps

Les coquelicots sont indomptables. Aussitôt cueillis, ils se fanent.

J'ai vu l'eau se transformer en glace puis se transformer en eau.
Comme les blés dorés que l'on ne fauchera pas, j'ai vu une lune se lever du côté de Montségur.
J'ai vu sur le chemin un arbre abattu ; l'intérieur du tronc, une empreinte digitale. 
On a coupé un doigt de la forêt pour se chauffer les pognes. 
J'ai aperçu l'espace infini de nos vies intérieures.

"-Tu fais quoi ? - Je voyage. - On voyage tous." (film Sâdhu)

Joie de découvrir que son environnement quotidien est en accord avec sa géographie intérieure.
J'habite mon paysage intérieur.

Marcher, c'est aller de déséquilibre en déséquilibre. Presque tu tombes, presque tu tombes, tu marches. Nous sommes tous des funambules. (d'après film Le bonheur, terre promise...)


Il faut que ma tête s'arrête
Faut que ma tête s'arrête
Que ma tête s'arrête
Ma tête s'arrête
Tête s'arrête
S'arrête
Arrête.

15/06/2014

Etonnants voyageurs 2014

A Saint-Malo, j'ai vu le monde beau.

Voici quelques glaneries :

Je me paye ce luxe d'être écrivain. Michel Vézina

Les gens n'ont plus le temps de réfléchir, même ceux qui sont payés pour ça. M. Vézina

Le tweet est l'expression littéraire du crachat. Sylvain Tesson

L'époque est à la procélération. Christian Garcin

Il faut adopter un regard d'aigle. Ch. Garcin

Relire l'esprit de son lieu après avoir parcouru le monde. Paolo Rumiz

Épuiser le corps avant de pouvoir écrire. Bernard Chambaz

L'aventure implique la mésaventure. Tristan Savin

Question de M. V. à Dany Laferrière : "Quelle est la part de réel et la part d'inventé dans votre œuvre ?"
Réponse de D. L : "Ça n'a aucune importance."

Extrait de Journal d'un écrivain en pyjama de Dany Laferrière :
Les gens veulent toujours savoir d’où viennent toutes ces idées qu’ils voient dans les livres. Ça ne leur est jamais venu à l’esprit qu’elles viennent d’eux, mais sans cette modestie du lecteur il n’y aurait pas de littérature.

Extrait de la revue IntranQu'îllités (numéro 3) :
Je ne voyage pas, je rôde
à l'ironie des carrefours
Enfant vieillard
je déplie les chemins
les ouvre au compas des miens [...]
Jean-Luc Marty

Présent au festival, comme toujours, Yvon Le Men, en proie à l'obscurantisme de Pôle Emploi qui ne reconnaît pas le diseur de poèmes comme artiste :
http://www.findedroitdequeldroit.fr/index.html

28/03/2014

L'usage du web

C'est long mais ça vaut le détour.
Si vous avez du temps à gagner.
Chapeau bas à l'auteur !
Vous reconnaîtrez aisément l'ancien comique en cause devenu fâcheux, misérable.

Les Aventures Magiques de l'Extrême-Droite

18/02/2014

De l'horrible danger de la lecture

"A ces causes et autres, pour l'édification des fidèles et pour le bien de leurs âmes, nous leur défendons de jamais lire aucun livre, sous peine de damnation éternelle. Et, de peur que la tentation diabolique ne leur prenne de s'instruire, nous défendons aux pères et aux mères d'enseigner à lire à leurs enfants. Et, pour prévenir toute contravention à notre ordonnance, nous leur défendons expressément de penser, sous les mêmes peines; enjoignons à tous les vrais croyants de dénoncer à notre officialité‚ quiconque aurait prononcé‚ quatre phrases liées ensemble, desquelles on pourrait inférer un sens clair et net. Ordonnons que dans toutes les conversations on ait à se servir de termes qui ne signifient rien, selon l'ancien usage de la Sublime-Porte.[...]
Donné dans notre palais de la stupidité, le 7 de la lune de Muharem, l'an 1143 de l'hégire."
 (Voltaire, 1765)

11/02/2014

Ariège-Argentine : JAZZ

Décembre 2014
Sujet 8 : JAZZ
Dessin : Olivier Tenedor




A contretemps



Comme un contrebassiste qui jouait au fond du temps

Je chaussais la semaine mes semelles de plomb

Je traînais dans les coins les plus sombres qui soient

Pour faire diversion j'y semais des silences.



Mais les fins de semaine j'étais jazz dans le vent

Comme Boris était swing sifflotant sans raison

Je glissais crescendo vers la joie un deux trois

Et volais des baisers en gardant la cadence.