23/05/2017

Le roi boiteux

Le roi boiteux, Georges Brassens (texte de Gustave Nadaud)

07/12/2016

Soirée lectures à voix haute


Le 13 décembre à 18h30

Hôtel d'Assézat, salle Clémence Isaure

Toulouse (métro Esquirol)

 

  • Introduction par Yves Le Pestipon

  • Discussion autour de la lecture à voix haute par Philippe Chométy et Pascale Chiron

  • Quand Marcel lit Proust ou la Déproustification appliquée par Isabelle Serça et bibi

  • Lectures des étudiants du Master Création littéraire 

     

     

10/11/2016

La bérézina

"ce qu'il faut de larmes pour réformer le monde" (Sylvain Tesson, Berezina)

02/10/2016

Le Calme et la Tempête

(Re)lecture musicale à l'Estaminot (Saint-Cyprien, Toulouse) 
le 6 octobre à 19h30


Participation libre


L'Estaminot se trouve 8 rue du Pont Saint-Pierre


09/05/2016

La toile se tisse : Ali Baba et les 40 batteurs

Quand Pierre n'est pas en duo, il officie dans ce groupe aussi fou que génial :


05/05/2016

Le Calme et la Tempête : le site !

Voici le site tout frais sorti de l’œuf du duo de lecture musicale que nous formons avec Pierre :

http://poezik.mili.fr

17/04/2016

Le diktat de l'horloge

J'entends le diktat de l'horloge et je me rendors,

28/02/2016

La vache a mille francs

Loin de la grand-messe du salon des exploitants et des on s'met tout seul une faux dans l'pied, puis on s'élève en martyr du grand capital,
ici, plus près des estives,
on s'marre !


13/02/2016

(Re)lecture musicale

Université Le Mirail
Librairie Études Mirail
Jeudi 10 mars 2016 à 18h

« Le Calme et la Tempête »

Mili Rousseau (voix) et Pierre Moretti (batterie)
(Re)lecture musicale de poésie contemporaine
Jean-Luc Marty — Joséphine Bacon Allain Leprest — André Velter …

Comme une ode à la vie dans un monde de m...ort !


Dans le cadre du 18e Printemps des Poètes 
(Mais le XXe siècle ne bougera plus. Il peut attendre)



Précédée d'une lecture de poèmes d'Ashraf Fayad issus du recueil
Instructions, à l'intérieur (Ed. Dar Al Farabi, Beyrouth, 2007 / traduction d'Abdellatif Laâbi, 2015) qui lui a valu une condamnation à mort pour apostasie en Arabie Saoudite (peine récemment réduite).

La langue qui s'embrase, la salive qui brûle
Et le ventre qui hurle pour attiser les phrases
Allain Leprest
J'aime les gens qui doutent
Et voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Anne Sylvestre

05/02/2016

L'empire des morts ou la république des vivants

Il faut se méfier des redresseurs de torts qui ne trouvent une morale qu'en eux-mêmes.
Prendre du recul, toujours et de tous côtés et se laisser ainsi un périmètre vital de convenance. Avec le traitement anxiogène de l'information par les media dominants (n'oublions pas internet, ce Grand-Tout-en-un), montant ses reportages comme on monte une série télé qui racole sec les épuisés de la semaine, le gavage est de mise, l'épanchement est permanent, et le rythme effréné enraye toute lucidité.  La dépression est un business. La recherche du bonheur en est un autre, mais au moins a-t-il l'avantage de ne pas empêcher l'arrivée du printemps. L'horreur est là, partout. Certes, nous le savons. Mais faut-il pour autant se mortifier quotidiennement comme une punition que l'on s'infligerait par une sorte de relent de chrétienté ? Il est d'autres formes de résistances que de s'imposer la vue de telles immondices. Et d'ailleurs, faut-il vraiment penser en termes de résistance ? Il y a toujours à apprendre du roseau. Si certains ne lâchent rien et chaque jour nous déversent les pires atrocités sans répit, toujours à mettre un peu mieux en scène le grand spectacle de l'infâme, nous pourrions bien à notre tour tenir le cap, vivre malgré tout, et même vivre pleinement ; regarder de l'autre côté ou "cracher du lilas à la gueule des orties", comme disait Allain Leprest. Encore que cracher... Je ne regarderai pas ce que l'on m'ordonne de voir. S'il est un monde qui rend malade, littéralement et dans tous les sens, il en est un autre qui guérit. Je ne me laisserai pas imposer une conduite, une humeur, une tumeur. Nous sommes déjà nombreux. Nous irons je ne sais où, mais sans eux. Et partout, nous emporterons notre petite politique intérieure.


"Avez-vous jamais vu, le matin, un lièvre sortir des sillons fraîchement ouverts par la charrue, courir quelques instants sur le givre argenté, puis s'arrêter dans le silence, s'asseoir sur ses pattes de derrière, dresser les oreilles, regarder l'horizon ? Il semble que son regard pacifie l'Univers. Le lièvre immobile qui, dans une trêve de sa perpétuelle inquiétude, contemple la campagne fumante. On ne saurait imaginer un plus sûr indice de paix profonde aux alentours. A ce moment-là, c'est un animal sacré qu'il faut adorer."   
D'Annunzio, Il Fuoco (Le feu), 1900

21/01/2016

Foutu mois de Janvier



Ludovic Janvier (1934-2016)


Neige


Neige dehors neige dedans

neige lente sur les frissons
neige noire à crever les yeux
pas un humain qui vous réponde
il doit leur neiger sur la voix
est-ce que tout le monde est mort
est-ce que je suis le dernier vivant
enfoui sous quelques flocons de rien
(posant le rien tout autour je veux dire)
corrompu jusqu’à l’os par le deuil et le froid
car il neige à n’en plus finir
de plein fouet sur le chagrin
comme autrefois doucement sans pardon
neige légère à serrer le cœur
neige lourde à tuer le temps
c’est bien l’éternité comme prévu
qui précipite exactement sur moi
c’est tout simple il ne fallait pas naître

Ludovic Janvier, La mer à boire, Gallimard, 1987

23/11/2015

Journée rencontre avec André Velter

_
2 temps
3 mouvements
¯
André
     Velter


...voyageur, poète, éditeur...

« Inséparables jusqu'au bout, la route,
la poésie et la vie se font escorte »
                                            A.Velter



Jeudi 3
décembre 2015 

18h
Entretien à la librairie Ombres Blanches,
précédé d'une (re)lecture musicale :
Mili Rousseau (voix) et Pierre Moretti (batterie)


Sur son site internet, sa biographie la plus brève indique : "André Velter, né en 1945, voyageur." L'identité est déclinée et "voyageur" supplante l'habituel "écrivain" ou "poète".
La poésie est vécue et son verbe va de l'avant. Ses nombreux voyages l'ont mené, entre autres, en Afghanistan, en Inde, au Népal et au Tibet. Sa poésie est traduite dans 27 langues. Il a également écrit plusieurs essais, a traduit Adonis, Fernando Pessoa, Sayd Bahodine Majrouh et Talisma Nasreen, a animé l'émission Poésie sur parole sur France Culture de 1987 à 2008, publié des chroniques littéraires dans Le Monde et dirige la collection Poésie/Gallimard depuis 1998. André Velter s'est, par ailleurs, livré à de nombreuses collaborations artistiques notamment avec Velickovic, Claude Guerre, Louis Sclavis, Jacques Bonnaffé, Gaspar Claus, Pedro Soler, Bartabas ou encore Ernest Pignon-Ernest et de nombreux spectacles et récitals attestent de l'importance qu'il accorde à l'échange et à la poésie à voix haute.

Nul entre-deux dans la poésie d'André Velter, mais une union des contraires.
Ce n'est pas une réalité teintée d'imaginaire ou un imaginaire qui puise dans la réalité, c'est, à forces égales, un imaginaire musclé et une réalité puissante.
Dans un éclair de feu, sur un tempo presto, taillant dans le vif, sa poésie se déploie aux quatre horizons, perturbe les clepsydres et s'installe dans la durée.
André Velter, poète, voyageur, largueur d'amarres, dompteur d'oxymores, redresseur de paradoxes,  "désarpenteur" d'étendues, démultiplicateur de lieux et de formules, toujours dans le passage, demeure dans le mouvement, embrassant la chair du monde. Qu'il marche ou qu'il galope, ses sens en éveil se dérèglent autant qu'ils s'accordent. Plus vite que son ombre, il adopte à rebours la marche du soleil. Il prend visée aux lisières de l'infini, le corps tendu vers l'impossible et sa cible pourrait bien être le point de départ, dans la plénitude d'un vide originel, d'un chant plus vaste qui n'aspire qu'à l'échange, au corps-à-corps, à la rencontre de chair et d'os avec le vivant, le vivace, et dans l'impermanence d'un instant tonique. Et par ricochet d'adresses multiples, cette poésie-là est une invitation à ne pas rester statique, à nous mettre en marche. C'est de la vie qui nous replonge dans la vie en nous remettant sur les rails.
Qu'elle entre en résonance avec les cordes frottées de Pedro Soler ou de Gaspar Claus, les gestes vifs et précis d'Ernest Pignon-Ernest ou ceux amples et minutieux de José Tomas, la poésie d'André Velter a du grain, de la voix, et poursuit une ligne droite qui accueille les soubresauts de la vie, ce réel inouï.

Journée organisée par les étudiants
du master Métiers de l'écriture de l'Université Toulouse II,

Crédit photo : Sophie Nauleau // Création graphique : © 2015 Maxime Cattiau

24/09/2015

Éloge de l'inconfort

Sortir de sa zone de confort (on dirait une pub pour l'armée de terre...), ce n'est pas qu'une question de savoir aller mettre ses fesses dans des buissons épineux pour tenter de voir ce qui ne se laisse pas apercevoir lorsque l'on se contente du sentier tracé, c'est aussi se laisser vaciller, aimer trembler et ne pas chercher à se tricoter une cuirasse de fortune.
Sortir de sa zone de confort, c'est faire entrer le monde dans une chair qui doute, mais le faire quand même, peu importe ce que cela coûte.
C'est ne pas s'économiser.
C'est vivre tout entier.
Éprouver la folie.
     Effacer les frontières

Le temps qu'il nous faut prendre d'assaut


A l'impossible ! Nous sommes ténus.



20/09/2015

L'urgence à vivre 2




.         

L'urgence à vivre

Si vous tâtonnez du stylo ou du cerveau (c'est pareil !), 
empressez-vous de vivre, 
car vous êtes en train de vous papiéifier.

13/08/2015

Nouveau site

Quand on part, il fait soleil, mais quand il pleut, il faut bien passer le temps :

http://milirousseau.wix.com/milirousseau




14/07/2015

ARTWAR

Découvert au festival Résistances de Foix, ce documentaire de Marco Wilms sur les artistes Égyptiens qui se sont acharnés à faire grandir leur liberté à coups de tags sur les murs, de chansons, de mots, entre Moubarak, les Frères musulmans et Morsi et le coup d'Etat militaire. Le mieux, c'est encore de le voir.


ARTWAR, english trailer

11/07/2015

~~#~~

"Il existe des intervalles dans le chant de la petite grive des bois sur lequel j'aimerais émigrer"     
Henry David Thoreau, Walking

08/07/2015

Vivre debout

Il est une chose difficile à expliquer. Alors que la petite promenade autour de chez soi est toujours un plaisir, d'autant plus lorsque l'on a le choix entre la piste en forêt et les hameaux en hauteur qui offrent un panorama idéal, il faut sans cesse au préalable vaincre l'envie de rester à la maison. On sait que l'on se sentira mieux pendant et après la marche, le corps et l'esprit revivifiés, et pourtant, il est compliqué de se décider à sortir. Peut-être pourrait-on expliquer cela par la propension de l'homme à la paresse et au malheur. C'est comme choisir entre se préparer une jolie assiette, même lorsque l'on est seul, ou céder à la tentation de se commander une pizza, qui aussitôt mangée nous pèsera sur l'estomac. Le temps, ça se prend, le bonheur, ça se fabrique. Chaque jour résister à la neurasthénie ambiante, à la pesanteur, à la monotonie, au sentiment d'urgence qui rôdent. Chaque jour marcher un peu plus. La marche est un acte de résistance.