23/08/2012

Lecture spéculaire

Paolo Rumiz, Aux frontières de l'Europe, Gallimard, 2012 :


"La position debout permet de mieux penser, elle offre une écriture plus ronde, donne aux phrases une meilleure cadence. Une bonne paire de souliers vaut mieux que beaucoup de livres. Et moi, je l'avoue j'écris avec mes pieds."

"et dans la forêt d'aiguillages, je décline comme une litanie toutes les nuances de la négritude."




Victor Hugo, Les Pyrénées, La découverte illustrée, 1984 (1843)  :

"Je pique ma canne dans la lande et j'écris debout."
  
"L'homme est loin, la nature est tranquille."

A propos de l'Espagne : "Il y a sept ou huit grandes routes ; tout le monde les suit. Personne ne connait les lieux intermédiaires."

A propos de l'Europe : "Le délaissement des régions intermédiaires, c'est là un des résultats probables et redoutables des chemins de fer."

13/08/2012

Promenade 3

Renifler la nature
Et de ses fruits trop mûrs
En fair' des confitures.

C'est pas que la vie soit dure
C'est l'travail.

11/08/2012

A perte de vue (ou comment se perdre quand on s'est bien vu)

Je t'ai cherché
Dans les rues et
Je n't'ai pas vu.
Je t'ai attendu
Et deux heures après
Je t'ai aperçu.
Tu me cherchais
Dans les rues et
Tu n'm'as pas vu.
J'ai fait semblant
De n'pas te voir
Une drôle d'histoire.

09/08/2012

Lecture d'un soir

André Gide, La symphonie pastorale :

À propos d'un troupeau de vaches dans la montagne, une cloche autour du cou :
"Elles dessinent le paysage, disait Gertrude en écoutant leur tintement."

24/07/2012

Promenade 2 (dialectique de la montagne)

L'adret et l'ubac sont bel et bien nés d'un même sol, la différence de végétation résulte de la différence d'ensoleillement entre ces deux versants. Si le premier se trouve être la thèse, le second en est l'antithèse.
Nous effectuerons le dépassement des deux flancs en nous hissant doucement, mais avec insistance, vers le sommet, synthèse athlétique d'un développement bien mené.

21/07/2012

Une initiale à découvert

"et qu'écrire consiste peut-être en ça aussi : reconnaître son impuissance à le faire, et s'y atteler malgré tout. Vivre nous apprend bien que nous ne savons pas vivre, et nous le faisons quand même. Si au bout il y a un livre, tant pis si ce n'est pas celui qu'on voulait faire. Un livre est un regret, mais au moins est-il délesté de celui de ne pas l'avoir écrit."
Dominique Ané, Y revenir